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mercredi 14 avril 2010

Retour vers le futur



Vue à l'exposition "Retour vers le futur, Buy-Sellf" (6fév-16mai) au CAPC Musée d'Art Contemporain de Bordeaux, une oeuvre de Stéphane Vigny:







Intitulée "Lustre" (2007), appelons un chat un chat, elle combine dans une quasi-évidence l'ancien et le moderne. Le néon est l'éclairage basique, simple et bon marché que fût la bougie. Le remplacement et le prolongement fait objet s'imposent comme une évidence bien que créant un objet un tant soit peu incongru. S'il confronte les époques, ce lustre confronte également les styles en superposant le lustre des appartements bourgeois et le néon industriel. Pour reprendre le texte de l'exposition " combinaison entre deux éléments appartenant à des systèmes de valeur antagonistes, mariages contre nature entre des codes desuets et d'autres, tournés vers une modernité technologique".

Voilà de quoi illustrer ce postulat enseigné pendant cette année de mastère: pour innover, allons chercher ailleurs. Jouer à combiner des éléments d'univers différents est souvent un remède efficace contre la monotonie.

Trouver une oeuvre, qui s'apparente à l'univers du design et passerait aussi bien au salon Maison&Objet qu' un logo Starck sur une bûche de noël Lenôtre (oui, enfin...), dans une exposition d'art contemporain interroge mon cerveau d'écureuil sur la fine frontière entre art contemporain et design. Unique vs pluriel? Présence ou absence d'une utilité? d'une étiquette prix? Un peu de tout ça et au final peut-être la même mise en objet d'une réflexion mais pour une démonstration ou une finalité différente...hmm..ou un truc du genre..


En se promenant sur le site de Stéphane Vigny, d'autres oeuvres s'inscrivent dans ce métissage de style dont les 2 extraits décalés ci-dessous prêtent à sourire

:)




Vitraux EDF



Barrière anti-émeutes style Louis XV



mardi 26 janvier 2010

Bright idea


Plain bulb
+
Painting on the wall
=

Bar L'International, Paris

mercredi 16 décembre 2009

Pantomania!


Here it comes! Another Pantone-ized object! Seen on The TrendyGirl, this Pantone Nail Polish line really makes sense as it describes perfectly the content. Contrary to the others which use Pantone more to bring a friendly design reference. They're all starting to have a 'déjà-vu' taste but still I love them all ^^ (colors, colors, give me more colooors!)






Pantone Nail Polish, by the design Student Renata Veiga, Sao Paulo





Pantime is a student project by James Beattie of Bedford College, UK









Rubitone, a design project as a wink more than for commercialization, by designer Ignacio Pilotto












The now famous Pentone mugs, produced exclusively in Europe by the company W2 Products







5 "Panettone", traditional Italian cakes, sent last year as christmas gifts to promote Greenford Printing, designed by the agency Purpose




Gap's new Pantone T-shirts at the New York Gap pop-up shop




Holidayyys pretty soon! Don't know when I'll be back!


vendredi 11 décembre 2009

Gary Hustwit's documentaries


Seen with our class, 2 really interesting documentaries from Gary Hustwit which you have to watch if you're interested in design and graphic design! -Trailers just below-




Objectified, from director Gary Hustwit (Spring 2009), is about industrial design, and the creativity at work behind everything from toothbrushes to tech gadgets. It's about the people who re-examine, re-evaluate and re-invent our manufactured environment on a daily basis. It's about our relationship to mass-produced objects and, by extension, the people who design them.







Helvetica, released first (March 2007), is a feature-length independent film about typography, graphic design and global visual culture. It looks at the proliferation of one typeface, which celebrated its 50th birthday in 2007, as part of a larger conversation about the way type affects our lives. ( Too bad I don't have it as a choice in my font list here..)




vendredi 27 novembre 2009

Fibre[s] Design

For everyone in Nantes (therefore in French..):


Si vous aimez le design, l'expo Fibre[s] Design proposée par la région (programme Design In) et le VIA (Valorisation de l’Innovation dans l’Ameublement) présente des créations en fibres 100% naturelles, du 27 novembre au 3 janvier à l’École d’architecture de Nantes.






"Fibre[s] Design a pour ambition de montrer que les techniques traditionnelles, tout comme les process de fabrication les plus innovants, permettent, grâce à l’ingéniosité des designers, d’utiliser des matériaux 100% naturels pour donner naissance à des objets de notre quotidien, à la fois très contemporains et respectueux de l’environnement. Car le propos, ici sous-tendu, est qu’il est possible, et aujourd’hui nécessaire, de produire à l’échelle industrielle tout en préservant la planète."

http://www.via.fr/fr/evenements-fibres-design.asp#top


vendredi 13 novembre 2009

Atypique Atypyk

Hmm..It's been quite a long time.. School is getting crazy these days because of the campaigns for Offices (Student/Sport/Art Offices). So it means a lot of partying and a little of sleep (add to that schoolwork and u get an exhausted lucie).

And yes, Im trying to make it in English from now on. Having fans all over the world is not an easy task. haha, i wish. don't think i'll last long but it's worth trying.


As I was talking about crazyness, I'd like to present you a mad brand: Atypyk. I like the way they deal with objects' functions. Even though i would not buy many of their creations, I love the concepts behind most of them. Interesting to see how an object can convey impertinence and humour. Well, i let you get your own point of view:





"Wear a mustach" pencils: Salvador, Zorro, Burt, Django, Clark

"Learn the basics" puzzle

"Throw money out of the window.." confettis made with diced up dollar bills

Clumsy Cloasters - Transparent plastic


mercredi 4 novembre 2009

A.B. c d


Je ne peux décemment pas aller me coucher sans vous parler d' Anthony Burill.

(Et pourtant, je suis épuisée par la complexité du débat sur l'art que j'ai moi même candidement lancé, haha. Je vous invite à aller lire les commentaires passionnés de l'article "comment lire l'art?")




A.B. est un graphic designer anglais qui a étudié au Royal College of Art, à Londres.

C'est ce tableau par lequel tout a commencé: je l'ai vu chez Colette puis j'ai visuellement dévalisé son site.

Vous vous en apercevrez facilement, j'ai une passion pour les couleurs et les néons proportionnelle à celle pour le glauque et le macabre. Je suppose que c'est pour rendre plus lumineuse ma douce folie. Encore un qui pique les yeux comme j'aime:

I love NY - Press and poster campaign, commissioned by NY GO


Il est souvent sollicité pour des couvertures de magazines et des posters de campagnes publicitaires. Je vous laisse détailler le message de celui pour la British Library qui me touche par sa triste réalité.

Comme à chaque fois, le lien du site: http://www.anthonyburrill.com/ , si comme moi, vous en voulez encore :)

Attention teaser:

So many things too say, so little time, je vous parle sous peu de l'homme de ma vie, et de mon coucou-suisse. Le plus vite possible mais il paraît que j'ai plein de groupwork sur le feu... Si avec ça je vous donne pas envie de revenir...


samedi 31 octobre 2009

Quand l'objet s'assume


Après la visite avec mon mastère de l’exposition de l’Observeur du design à la Cité des Sciences et de l'Industrie, le prof de Design nous a demandé de choisir un produit qui avait attiré notre attention.
Ben moi, c'est des câbles électriques.

Le concept est simplissime : on a tous été confronté au moins une fois à la problématique d’un câble électrique à dissimuler car complètement inesthétique dans notre intérieur. DECOVISION® apporte l’évidente solution : pourquoi ne pas rendre le câble lui-même esthétique.

Les 5 familles de décor permettent une intégration du câble dans un univers. Le câble devient partie intégrante de l’objet et imite l’aspect visuel du matériau sur lequel il est utilisé. Il se fond ainsi parfaitement dans son environnement, en étant camouflé ou fantaisiste, participant pleinement à la mise en valeur des objets. http://www.decovision-omerin.com//


POURQUOI CE PRODUIT M’A PLU PLUS QU’UN AUTRE

J’ai choisi de m’attarder sur ce concept car il a immédiatement attiré mon attention. Si je me suis arrêtée sur le produit lors de l’exposition c’est qu’il répond à un besoin que j’ai souvent éprouvé sans l’avoir vraiment formulé. J’ai senti qu’il me concernait. 1er contact avec l'objet.
Pour mieux comprendre pourquoi un câble électrique peut me faire autant d'effet: j'ai l’habitude de souvent déménager et ma maison est mon repère. Comme mes habits, ma décoration est un moyen d’expression. J’aime me sentir chez moi et je ne laisse rien au hasard. Tendance mono-maniaque. Mon réveil étant sur mon étagère, et la prise au niveau du sol, classique, j’ai donc ressenti très récemment le besoin pour ma paix visuelle de cacher un fil électrique, ce que j’ai fait avec un boa à plumes blanches – on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a.


Ma réaction a été très banale face à un problème de ce type : l’objet est moche = je le dissimule. Ainsi, ce fil fantaisie a pour moi un côté provoc'. "Oui, il y a un horrible fil électrique qui traverse la pièce, mais regardez comme le mien est sexy", "Moi et mon câble électrique, c'est le big love".

Ce qui me plaît dans ce projet, c’est l’audace. L’objet s’assume.


On contourne la réaction instinctive pour aller au-delà. Si l’objet n’est pas esthétique, pourquoi justement ne pas chercher à agir sur ses caractéristiques propres. On peut ainsi à présent choisir un câble qui vient se camoufler parfaitement dans le décor ou qui vient rajouter du décor par sa fantaisie. Avec ce dernier choix, qui est l’option qui m’attire le plus, on offre une fonction supplémentaire à l’objet, d’un simple convoyeur d’électricité, il devient objet de décoration.

J’aime dans la démarche du design cette capacité à aller chercher les solutions sur tous les fronts, à prendre du recul sur l’objet. Ma réaction face à l’objet a été « Mais c’est génial, ce câble électrique va révolutionner ma vie! » enfin presque.


D’AUTRES CONCEPTS OU L’ON RETROUVE CETTE DEMARCHE

De manière générale, c’est cette capacité à surprendre qui m’attire dans le design, à surprendre par l’évidence. Lors de la remise des étoiles, le grille-pain avec une fenêtre pour surveiller les toasts a suscité de l’étonnement dans la salle et la personne présentant le produit l’a en effet résumé ainsi: « c’est le genre de produit pour lequel tout le monde se demande pourquoi où on y avait pas pensé plus tôt ». Le toast n’est jamais grillé comme on le veut, faisons en sorte que l’on puisse le voir griller. La sauce n’est jamais du bon côté dans l’assiette, faisons une assiette avec un jeu de séparation. Les câbles électriques sont moches, rendons les beaux. Des évidences.

Le designer trouve la solution, en analysant l’objet et son contexte, là où on n’osait pas ou plus s’aventurer. Au sein de cette démarche, j’aime beaucoup le concept utilisé dans les câbles électriques qui est d’assumer l’objet. S’il dérange, s’efforcer de le cacher est souvent bien plus compliqué et maladroit que chercher à l’intégrer.

Cette idée est reprise avec Linky, le compteur électrique communicant d' ERDF. Cette installation que l’on cherchait désespérément à cacher devient visible donc on travaille son esthétisme, et pour définitivement nous réconcilier avec lui, on lui ajoute une interface de communication qui relie le consommateur, le fournisseur et le distributeur. Il permettra ainsi à l'utilisateur de mieux comprendre sa consommation et de modifier son comportement en conséquence pour consommer moins. Ou quand le designer transforme les inconvénients en avantages.


Pour extrapoler, je vois une intention similaire dans certaines réhabilitations d’anciens espaces. Pourquoi chercher à tuer le passé du lieu en rasant et reconstruisant alors qu’on peut faire renaître un espace dans des murs témoins de l'Histoire. Je pense au Lieu Unique à Nantes qui fait apparaître de manière évidente les anciennes structures pour donner au lieu son atmosphère. Le moche n’est plus caché, on le rend beau. On transforme la prétendue laideur du béton brut, des tuyaux de canalisation en véritable esthétique décorative.

Et ce n’est pas le centre Pompidou ou le béton brut griffonné de coups de crayon des murs de la boutique du siège de Baccarat designé par Starck, tous deux nés ex-nihilo avec cet esthétique, qui me contrediront.